L'ENVIE D'APPRENDRE

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La Communication non Violente dans la classe

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Réussir une relation avec la classe

Quand on rentre dans la classe on investit un peu dans la relation puis on va s’investir de plus en plus dans la relation par rapport au comportement de la classe. Ce que propose la CNV c’est de s’investir beaucoup dans la relation dès le départ, avant de s’investir dans la matière, quand le lien est fait.

Bien investir dans la relation pour établir une qualité de relation.

En CNV il est nécessaire de trouver le mot qui fait écho en nous dans notre discours.

 

 

Définir les accords du groupe

Il est fondamental d’avoir des accords au sein du groupe. Si les règles émergent du groupe on a plus facilement l’adhésion.

Il est important de réfléchir à ce qui nous apporterait de la réussite et du confort pour le déroulement d'une heure de cours, d'une année scolaire ou autre.

 

Définir les règles ensemble encourage que l’on s’accorde.

Limiter à 4/5 le nombre d’accords sinon cela peut être compliqué à mémoriser et à appliquer.

Pour chaque groupe ne pas hésiter à modifier les accords (plutôt qu les règles) en fonction du groupe.

Accepter que les accords qui seront rappelés à chaque début de séance, puissent évoluer selon les besoins ou les stratégies.

 

Ne pas hésiter à avancer la règle qui peut être un obstacle aux besoins. Les accords vont permettre de réfléchir sur les stratégies possibles face à un besoin.

Les accords doivent développer coopération au sein du groupe, responsabilité, autonomie.

Un besoin reconnu est déjà un besoin nourri.

Au fur et à mesure qu’apparaissent des difficultés pour faire le cours, envisager un accord de groupe adapté.

Les accords de groupe c’est la prise en compte des besoins de chacun.

 

On met des règles du jeu en fonction de ce que l’on veut jouer. Vérifier que chaque règle convienne à chacun. Dans le cas d’une opposition éventuellement voir s’il y a une proposition autre, ou proposer d’essayer un temps et vérifier plus tard si finalement cela convient. Cela permet de reporter ou filtrer les aspects émotionnels. Puis sensibiliser à ce qui n’est absolument pas vivable ou au bout du compte vivable.

 

Différencier le règlement imposé et les accords partagés. Dans les accords dire aux élèves que le but c’est de tendre vers quelque chose et que l’objectif c’est de s’entraider les uns et les autres. Ne pas hésiter dans le cas ou malgré tout ce qui a été mis en place, on n’y arrive pas, on pourra utiliser la punition, en dernier recours. Construire les accords du groupe, pas à pas. Lors d’une fin de pause ou d’activités, proposer que chacun dise comment il se sent là maintenant.

Cette manière de faire amène à une co-responsabilité, une implication, mais aussi à une mise en sécurité.

Ce que l’on doit chercher dans la classe: ce lien subtil. En étant plus en lien il y a moins de conflit.

 

Quand on rentre dans la classe on investit un peu dans la relation puis on va s’investir de plus en plus dans la relation par rapport au comportement de la classe. Ce que propose la CNV c’est de s’investir beaucoup dans la relation dès le départ, avant de s’investir dans la matière, quand le lien est fait.

Bien investir dans la relation pour établir une qualité de relation.

En CNV il est nécessaire de trouver le mot qui fait écho en nous dans notre discours.

 

 

Relation à la matière, aux apprentissages

Chaque élève qui arrive dans la classe peut avoir des gouts différents sur le plan des matières.

L’élève a besoin d’être rassuré quand il est dans un sentiment de ne pas y arriver.

En CNV on accueille toute perception quelqu’elle soit, comme un message qui me concerne. La prise de conscience de son besoin est une force.

L’observation nous parle de ce besoin qui n’est pas nourri. La CNV propose de prendre les infos que l’on ressent au sérieux. Derrière la sensation désagréable j’ose aller chercher le besoin que cela ma révèle.

 Le nouveau qu’amène la CNV c’est de ralentir. Les processus d’apprentissage nécessitent un ralentissement. Ralentir pour aller plus vite en fait.

 

 Du "pouvoir sur" au "pouvoir avec"

Comme enseignant ou entre élèves le but est de passer du « pouvoir sur » au « pouvoir avec ». Le mot « pouvoir » a ici un sens particulier quand c’est du « pouvoir avec ». Le pouvoir est un besoin réel chez chacun d’entre nous et cela donne une autre dimension au « pouvoir ». Le pouvoir n’a plus de conséquence négative quand il s’agit du « pouvoir avec ». Alors que dans le « pouvoir sur » on est dans un rapport de force. Dans la cour on trouve l’enfant qui cercher à avoir du « pouvoir sur » plutôt que du « pouvoir avec » qui est un espace de coopération.

Aide et soutien: Proposer aux élèves qui sont en mesure d’aider d’autres élèves sur une discipline en particulier, dans laquelle ils peuvent aider le camarade plus faible dans cette matière, et demander aux élèves s’il y en a qui considèrent qu’ils ont besoin d ‘aide dans une matière en particulier.

Recevoir des critiques

Derrière des critiques il y a une observation de la part de l’autre, des besoins et une demande.

Face aux critiques, avoir un espace de sécurité qui me permet de tout accueillir, notamment un temps pour accueillir tout ce qui me vient en vrac. A ce moment faire une pause pour accueillir cette violence, entendre ses sensations, sentir ce que cela fait.

Que dois je faire avec la violence, les critiques que je reçois. Il me faut un espace d’accueil pour ne pas être dans la réactivité.

 

 

La reformulation:

La reformulation c’est le lien qui s’opère. Elle se muscle. Même un ou deux mots c’est un pas vers l’autre. Quand on est dans la reformulation on montre à l’autre qu’on l’a entendu, que l’heure n’est pas à la solution mais à la connexion.

La connexion avant tout.

 

Face à une situation vécue par un enfant lui proposer, à partir des images ou de symboles autour des émotions, comment s’est il senti à ce moment là, « comment tu t’es senti avec ça ? ».

 

Ce qui va fonctionner est souvent proportionnel à notre intention de départ.

 

 

La boîte à idées

 Idée: solliciter l’état d’esprit des participants « Et là comment tu te sens ? »

Quand on offre la possibilité à l’autre de dire ce qu’il ressent là, maintenant on l’aide à verbaliser son besoin. De l’avoir verbalisé c’est déjà pour lui une reconnaissance.

Idée: Autoriser des espaces de relâchement dans la classe permettra de créer aussi des moments d’écoute de la part des élèves.

Idée: Dire en premier ce qui est positif

Idée: En fin de cours demander aux élèves « Qu’avons-nous fait aujourd’hui ? » ou « qu'avons nous appris ? »

Idée: Faire gouter le plaisir du silence du moment où les élèves sont debout et dire « Comment allez vous ? »

Idée: « Qu’est ce que cela te fait de … ? » ou « ça te convient ? »

Idée: Faire dire en 20 mots ce que cela nous fait, à faire après une écoute ou un exercice.

Idée: Savoir « remercier »

Idée: instaurer 5 mn de discussion autorisée entre les élèves au bout de 25 mn. L’annoncer aux élèves en début de séance.

Idée: Quand les élèves bavardent, lever la main pour « demander (ou récupérer)  la parole ». Instaurer en le pratiquant soi même que quand vous levez la main c’est demander le silence.

Idée: Plutôt que de dire « se taire » ou « ne pas bavarder » dire plutôt « ne pas parler »

Idée: Donner un timing pour limiter l’espace de parole qui est défini au départ.

Idée: Question « qu’avez-vous découvert comme pépite à partager ? » après une activité.

 

Article inspiré de la formation "CNV dans la classe" de Robert GREUILLET et Isabelle DESPERRIER - Contacts: www.cnvformations.fr

 



31/10/2015
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