L'ENVIE D'APPRENDRE

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Développer l'esprit critique

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Les opinions, les avis sont souvent des espaces de désaccords voire de conflits ou plus simplement des enjeux de communication entre les êtres. Ancrés dans nos croyances, nos repères éducatifs, nos perceptions, nous avons des idées reçues dont nous ne connaissons pas toujours la provenance ni l'origine.

Pourtant, certaines pensées sont bien installées dans le cerveau et prennent à notre insu, sans même que nous ayons à intervenir, des décisions pour nous. Nous ne bénéficions même pas d'un temps minimum pour faire un choix, à savoir si oui ou non ces pensées, croyances, idées, nous conviennent réellement. Combien de fois, avons nous eu à regretter tel agissement, tel choix ou telle pensée.

 

Il y a consensus des sociologues, anthropologues, psychiatres, neuroscientifiques: nous sommes soumis à des automatismes mentaux, dont l'origine provient des connexions neuronales, qui ne nous laissent pas de choix, sauf celui, éventuellement de "résister" comme dirait Olivier HOUDE. Cela consiste en toute conscience de ne pas subir ces automatismes.Notre cerveau est équipé d'une zone cérébrale nommée "cortex préfrontal inférieur" qui va prendre le dessus sur nos automatismes mentaux et induire une réflexion, un discours qui va nous ouvrir à des choix. Il est nécessaire d'effectuer un acte conscient de résistance pour pouvoir accueillir ce que nous envoient nos mécanismes mentaux, puis, accepter un temps qui nous permettra d'accéder à un espace neuronal situé à l’opposé du néocortex préfrontal.

 

C'est là que nous évitons aux réflexes neuronaux d'en décider, malgré nous, et de nous entraîner dans nos déterminismes intérieur.

Notre analyse des situations se dirige vers des automatismes mentaux. Le cerveau cherche par soucis d'économie, le chemin le plus court. Il préserve son énergie. Le chemin le plus court est pour le cerveau le  le moins consommateur. Le cerveau saisit donc comme par réflexe la pensée, croyance ou perception la plus accessible en s'abstenant de toute analyse.

 

Nous ne devons donc pas nous abstenir de reconnaître et d'identifier ces automatismes, de les freiner afin de nous donner le temps de la réflexion et de l'analyse. Cela pour ne pas être crédule. Cela pour préserver une pensée libre, c'est à dire profondément en adéquation avec ce que nous sommes.

 

Article inspiré par le dossier "Les neurones d l'esprit critique" de Sébastien Bohler - magazine Cerveau & Psycho n° 72 de décembre 2015.


04/01/2016
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Le stress et le cerveau de l'enfant.

Nous pouvons aisément admettre que souvent nos réactions sont démesurées. Nous sentons en nous des impulsions de violence envers des personnes pour qui nous avons pourtant de l'affection. La question est de savoir la raison pour laquelle nous adoptons des comportements excessifs et pourquoi les enfants ne font pas tout simplement ce qui leur est demandé.

Il est utile de tenter de comprendre les motivations de nos comportements. Dans la notion de stress, qui a été introduite par le professeur Hans SELYE dans les années 1950 pour décrire la réaction d'adaptation de l'organisme face à toute stimulation.

 

 

Le stress est une réaction d'adaptation. Afin d'assurer notre survie, dans notre cerveau, la glande appelée amygdale a pour fonction de réagir face au danger. Sa fonction remonte au plus lointain de l'origine de l'homme voire de l'animal. Nous trouvons dans notre cerveau l'adrénaline ou la cortisol qui sont des molécules qui vont mobiliser la totalité de notre corps pour combattre ou fuir. Dans le cas ou ni l'in ni l'autre n'est possible, le corps s'immobilise, "fait le mort" dans une réaction dite de repli. Le corps se met alors en état d'insensibilité. Ces réactions interviennent face à un danger, mais aussi une frustration, une contrainte, stimulateurs eux aussi, de stress.

 

Le stress est aussi du domaine des réactions physiques. Adrénaline et cortisol dans le corps, accélération du rythme cardiaque, mobilisation contraction musculaire, mâchoires qui avance, trépignation des jambes, ressentis dans tout le corps d'un énergie puissante et vive.

L'adulte a en principe les moyens d'identifier et de maîtriser cette réaction de stress. Le cerveau de l'enfant ne permet pas encore de réguler ce stress.

Nous entendons parler de "limites" à donner ou à poser aux enfants, limites qui nous engagent souvent dans des rapports de force, quitte à y dépenser beaucoup d'énergie. Cette énergie nous la mettons davantage à profit dans le rapport de force en réaction immédiate de défense, plutôt que de trouver des solutions annexes. A lutter pour être le plus fort, tout le monde y perd.

 

Nous pensons avoir convaincu l'enfant et l'avoir ramené "à la raison" car il s'arrête. Cependant ce n'est pas qu'il est devenu sage, il s'est juste mis en position immobile, de repli, afin de laisser passer l'orage, de se protéger,par réflexe de stress. Notre stress stresse les enfants et provoque une réaction biologique qui débranche les couches supérieures du cerveau. Quand nous demandons à un enfant en colère ou dans une émotion de réfléchir à son comportement, ses fonctions cérébrales ne le lui permettent pas à e moment là car le cerveau n'est plus branché.

 

On peut reconnecter le cerveau et désactiver la réaction de stress. L'ocytocine est l'hormone de la relation, de l'amour, elle permet de calmer le stress. Un regard, un geste empathique,un sourire, permettent à l'enfant de retrouver toutes ses capacités cognitives et de gérer le stress. La question que l'on peut se poser est de savoir si le fait de ne pas relever ce qui a été considéré comme inacceptable par le parent ne va pas être compris comme du laxisme. Si nous pensons cela c'est souvent parce que nous considérons l'amour ou la qualité d'une relation comme une récompense. Priver l'autre de cela est le punir. C'est souvent dans nos histoires familiales et éducatives que cela naît et demeure de génération en génération.

 

Les neurosciences témoignent que manifester de l'empathie, de l'amour, un lien avec l'enfant en particulier, comme l'adulte, active une sécrétion d'ocytocine. Cela multiplie le nombre de récepteurs d'ocytocine dans le cerveau, diminue les hormones de stress,augmente l'immunité et développe les circuits neuronaux dans le cerveau préfrontal.

le cerveau préfrontal est ce qui encourage l'empathie, la maîtrise de soi, la régulation des émotions, l'anticipation,la capacité, et de comprendre l'impact de nos actes,le sens des responsabilités.

 

C'est ce cerveau là que nous voulons développer chez l'enfant. Cela est possible par une intention, un geste, un sourire, qui répond aux besoins de sécurité, d'appartenance et de reconnaissance chez l"enfant comme chez l'être humain. Par ces actes nous éduquons nos enfants à la responsabilité, à l'autonomie, nous développons leurs chances de comprendre, d'apprendre, et de se saisir du monde. Nous les musclons pour faire face au stress. Nous leur apprenons à avoir le comportement adapté à la situation et aux enjeux.  L'empathie et tout ce qui tend à développer la qualité de lien relationnel, c'est de l'énergie positive pour lutter contre le stress.

 

Article rédigé par Laurent CACCIAGUERRA d'après l'intervention d'Isabelle FILLIOZAT au TEDx


21/12/2015
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Apprivoiser la mise au travail

Proposer à l’élève à l’arrivée chez lui, de tout installer pour faire ses devoirs: son espace, ses outils, les documents dont il a besoin. Regarder le travail que je prévois de faire, mais ne pas le faire. Le subconscient va se mettre au travail malgré la pause. Cela c’est développer l’anticipation.

 

Un cadre pour travailler est avant tout à mettre en place. Un cadre de travail est constitué d’un lieu et d’horaires précis. Au moins une fois par semaine prendre le temps d’organiser la semaine. L’idéal est d’aider l’enfant tous les jours à faire le point sur son organisation.

Pour cela on peut utiliser l’outil numérique, même si le papier crayon a un rôle plus engagé.

 

 

Les pulsions

Face à l’élève qui va répondre à sa nervosité en allant vers une pulsion (TV, jeux vidéos, internet..), demander à l’élève « et après, comment tu t’es senti ?  », cela pour lui faire se rendre compte que l’on est dans l’anesthésiant mais pas forcément dans les ressources. Faire noter à l’élève sur 3 semaines ce qu’il a fait comme activité de pause et comment il s’est ressenti.

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Les activités

Comme solution il y a cuisiner, dessiner, faire des exercices d’étirements, danser, des exercices de respiration… Là nous sommes dans la pause, dans ce qui consomme le plus d’énergie, notamment la mémorisation et la compréhension.

Garder de semaine en semaine les semainiers afin de pouvoir percevoir son évolution et sa progression, mais aussi d’avoir une vision globale.

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Quand on s’arrête pour la pause, c’est important de ne pas quitter le bureau sur du négatif, sinon quand je reviens le négatif est associé au bureau (PNL)

Donc quand je prends soin du moment avant la pause pour déjà préparer le retour, le retour n’en sera que meilleur.

Il est important de quitter le bureau avant le moment négatif, dès les premiers signes.

 

Quand on est dans le creux de la vague, on procrastine, on raconte que l’on va faire mais on ne fait pas. Pour s’autoriser à ne pas faire quelque chose on se raconte des histoires.

 

Apprendre à s’observer, à se connaître: « quand je me dis cela, c’est que je cherche à fuir ». Il faut apprendre à identifier les salades que l’on se raconte.

 

 

Trouver son rythme

Il convient de trouver son rythme. Avant de se mettre au travail, proposer à l’élève sur une échelle de 10, d’évaluer à combien il situe son énergie. Si je suis dans un bon état et que je n’y arrive pas c’est que l’on est face à un problème de méthode.

 

L'objectif est d’alterner des périodes d'activités à des périodes de "pause"

Les périodes d'activités vont aller de 20 à 25 mn et les temps de "pauses" de 5 à 10 mn

 

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31/10/2015
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Le mise au travail

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Au moment où j’agis, où je réalise la tâche, alors il faut aller au bout. La réalisation est moins énergivore. Parfois même à la tâche on ne veut plus être interrompu, surtout en primaire.

 

Aider l’adolescent à reconnaître les étiquettes qu’il met sur les choses pour s’anesthésier.

Pour la mise à la tâche, notamment mémoriser et comprendre, aider l’élève à prendre conscience du temps ou cela est pénible avant de plonger et de rentrer dedans.

 

Dédramatiser le moment où c’est pénible, où « c’est dur » en expliquant que c’est le passage obligé pour rentrer dedans. Faire percevoir à l’élève que le temps change d’une personne à l’autre.

 

Pour gérer son temps en réflexion, mémorisation, compréhension, compter 1/6 du temps, ce qui nécessite des révisions.

Se donner 2/3 du temps sur l’agir et 1/3 sur la révision (ce que j’ai déjà appris), ranger mes affaires.

Apprendre aux élèves à donner du temps à préparer son cartable, organiser ses affaires, relire le cours.

 

Sensibiliser l’élève aux actions qui coûtent en énergie par rapport à d’autres.

 

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31/10/2015
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Gérer le temps

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Le tableau de l’espace temps est proposé aux élèves. Ils doivent hachurer le temps passé en cours, au collège / lycée, temps de transport compris.

D’une autre couleur tout le temps d’activités loisirs, les repas (gouters compris), les grasses matinées du week-end, l’heure de coucher, les émissions TV favorites, c’est à dire tous les moments où l’on est sûr qu’il ne travaillera pas.

Puis, souvent il reste des cases blanches. On les compte par semaine. On s’apercevra que le nombre de cases blanches diffère d’un élève à l’autre.

 

On voit que si j’ai 8h pour faire quelque chose qui prend 3 heures c’est plus confortable. Mais si je n’ai que 3h pour faire 3h, c’est facteur de stress et la qualité du travail s’en ressent. Le ressenti est négatif. Le cerveau enregistre tous ses effets qu’ils soient positifs ou négatifs, c’est pourquoi il est toujours préférable de lui envoyer des ressentis positifs.

 

Quand on a trop de cases blanches devant soi, on va trainer. Au lycée il semble nécessaire d’avoir 12 à 15h de travail par semaine et 8 à 10h au collège. Davantage de temps c’est ce qu’on appelle « faire de la chaise ».

 

Ceux qui font moins de 8h/semaine on est dans le superficiel et cela manque d’approfondissement et d’acquis.

 

Toujours se donner (le faire écrire) un but avant la mise au travail.

 A partir du planning on va ajuster le temps.

 

Mon emploi du temps

 

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Anticiper le travail

 

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31/10/2015
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